Au coeur des 24H Rollers
« Chicken Solo », Un SOLO inarrêtable
- Depuis combien de temps participez-vous aux 24H Rollers ?
J’y participe depuis 2003. J’ai tout d’abord commencé en équipe et depuis 2008, je cours dans la catégorie SOLO, grâce à mon ami DAN SOLO, qui y participe également pour la sixième fois consécutive cette année.
- Ce qui vous pousse à revenir ?
La joie de retrouver certains pratiquants de rollers que je ne vois qu’en cette occasion. L’envie de me dépasser à chaque édition car la motivation est toujours là depuis 2003. Cette ambiance si magique, car nous installons le bivouac dès le vendredi après-midi au camping. Cet instant magique lorsque les solos et quelques duos, se retrouvent dans le dernier tour sous la Dunlop, avant d’entamer le dernier tour si possible ensemble.
- Votre meilleur souvenir ?
C’était en 2009. J’ai attrapé un virus gastrique dans la nuit de vendredi à samedi. J’étais tellement malade que je suis allé voir le pôle des médecins le samedi en fin de matinée. Un des médecins présent m’interdit de participer si cela ne s’arrange pas.
Je me suis présenté sur la ligne de départ, ça n’allait guère mieux, mais je voulais au moins faire un tour. Puis les tours se sont enfilés les uns derrière les autres et j’ai bouclé les 24H Rollers en ayant effectué 102 tours et rien dans le ventre depuis la veille. Cela reste encore aujourd’hui mon meilleur résultat. Comme quoi !!!
- Votre objectif cette année ?
Atteindre et dépasser mon résultat de 2009 où j’ai terminé 14ème SOLO avec 102 tours.
- Quels conseils pour les débutants ?
Déjà venir aux 24H Rollers, en ayant à l’esprit, qu’il ne faut pas rechercher des résultats dès la première année, mais se faire plaisir entre amis et surtout s’ imprégner de l’ambiance des 24H Rollers.
Pour les individuels ? Venir prendre ses marques, suivre le train d’autres SOLOS qui roulent à la même vitesse, pour ne pas se mettre dès le début dans le rouge et ainsi apprendre à gérer une course de 24H.
Dans le club que je dirige depuis bientôt 1 an, le Club de Roller Varadais (44), nous engageons cette année 2 équipes en catégorie prestige, 1 équipe féminine catégorie endurance, 1 duo et 4 solos dont moi-même.
Dans l’équipe N°2, catégorie prestige, il y a essentiellement des personnes qui participent pour la première fois, il n’y a aucune obligation de résultat juste le plaisir de participer à ce moment tant attendu par nous tous.
- 3 adjectifs pour qualifier les 24H Rollers ?
Convivial
Gratifiant
Fascinant
TNS FRANKFURT, des allemands fidèles et organisés
Nous avons rencontré Dirk May, fondateur et manageur de la skate night la plus rapide en Allemagne: Le Tuesday Night Skating Francfort. Depuis 2002 il participe régulièrement aux 24heures rollers, accompagné par un nombre de participants de plus en plus nombreux.
- Salut Dirk – c’est la dixième fois que tu vas participer aux 24 heures Rollers – raconte-nous un peu comment tout cela a commencé ?
Etant organisateur du Tuesday Night Skating Francfort, je suis à la recherche d’évènements rollers depuis le début des années 90. En 2001 je suis tombé sur une brochure des 24 heures rollers. L’année suivante, on était en route avec notre première équipe
- Quelles étaient vos premières impressions à cette époque-là ?
L’évènement était unique et l’est encore aujourd’hui. En arrivant on est captivé par l’atmosphère extraordinaire. On oublie les efforts, les 800km du voyage et le manque de sommeil. A la vue du Dunlop, on tombe amoureux du circuit, on ressent des frissons. Nous avions passé tout le week-end sur le fameux Circuit Bugatti – un endroit qu’on ne connaissait que grâce à la télé.
- Est-ce que vous vous étiez fixés des objectifs pour votre première participation ?
En fait, on n’a pas eu d’objectifs spécifiques pour cette première. On était guidé par l’esprit olympique, juste de participer à cette grande fête. C’est l’intention qui compte, c’est la participation qui nous motive. On voulait juste avoir une course sans chute ni blessure.
- Comment êtes-vous organisé pour votre venue au Mans aujourd’hui ?
La première année, nous étions un petit groupe de 9 personnes et nous sommes venues dans un petit bus. Cette année (2011), on va louer trois grands autocars avec plus de 10 équipes. Nous offrons à nos participants un package « all inclusive » et nous nous occupons de tout.
- Quels sont les changements à mentionner depuis ta première participation ?
L’atmosphère fascinante n’a heureusement jamais changé. La course, le départ, les nuits sans sommeil, l’arrivée – tout cela n’a pas changé et les participants restent captivés par l’ambiance de l’événement. Par contre, aujourd’hui on peut profiter des nombreuses améliorations du circuit et des arrangements autour de l’évènement :
Le circuit a été ré-asphalté, la montée du Dunlop a été adoucie et les installations sanitaires ont été rénovées.
- Quels sont les points culminants de cette course ?
Premièrement il y a cette sensation inoubliable du départ et la dernière ligne droite. Mais c’est plutôt la somme des petites choses que j’apprécie … Au départ, on se dit qu’il va être impossible de se lever à 4 heures du Matin, puis on arrive quand même sur le circuit, on prend son relais, on se motive pour faire un tour, puis on se dit qu’on va peut-être réussir à accélérer, et c’est à ce moment là qu’on réalise notre meilleur tour. Il y a aussi les conversations/échanges avec les autres équipes de rollers pendant l’événement. Chaque année tout cela fait monter le suspense ; cela commence au départ à Francfort et cela culmine jusqu’au final du dimanche après-midi où finalement toute l’adrénaline sera remplacé par des sourires immenses.
- Qu’est-ce que tu souhaites pour l’avenir ?
J’espère que Le Mans restera l’un des meilleurs évènements internationaux de rollers…







